mercredi 11 janvier 2012

LE NIEL ET LES ABEILLES


Une première : une vidéo de 38 mn du fournisseur d’accès Internet, la maison FREE représentée par Xavier Niel, vidéo largement diffusée et partagée sur les réseaux sociaux.
Elle est aussi téléchargeable, si toutefois on a raté un passage ou si l’on n’a plus de « Mogadon » pour dormir !

La liberté n’est pas que dans le nom, elle est aussi dans le ton : les concurrents institutionnels et gênants, j’ai nommé : Bouygues, Orange et SFR, sont largement épinglés, et leurs tarifs usuriers sont montrés du doigt.

Mister FREE n’a pas froid aux yeux, et nous dit que justement le doigt on ne se l’est mis dans l’œil depuis bien longtemps. En fait, on est tous des « gros nuls » d’avoir accepté de « banquer » jusqu’à ce jour où FREE va changer le monde ou au moins l’hexagone en ce qui concerne cet objet magique de plus en plus petit mais qui prend tant de place dans notre vie : le téléphone mobile.

Mais au nom de la loi qui nous déclarait unis pour le meilleur et pour le pire avec un opérateur et un engagement par tacite reconduction, nous n’avions pas le choix. A moins de faire la grève des communications, de défiler dans la capitale avec nos plus simples appareils (je parle des terminaux, Smartphones, petits boitiers tactiles provenant de notre « galaxie » et surtout de Chine) ….

Si Dieu a rappelé à lui Steve Jobs, dans son infinie bonté il nous a envoyé Xavier Niel pour nous dire à quel point on était bien bête de suivre n’importe quel opérateur, et surtout Dieu et le législateur ont décidé de modifier le code de Napoléon. La nouvelle loi Chatel dispose d’un développement de la concurrence … et surtout va indisposer les opérateurs installés qui se partageaient la galette (bah oui c’est fini, la galette !).

Forfait tellement faible qu’on ne saura plus quoi faire de nos économies, et le forfait CMU (couverture des mobiles universelle) à 2 € pour ceux qui n’ont rien à manger mais qui pourront regarder les recettes sur Marmiton.com ! On pourrait appeler ça un « compte » de fées !

Xav’ nous confie que FREE s’est pacsé avec APPLE, c’est pour mieux nous vendre des i-Phone 4S et bientôt 5, mon enfant ! En 36 mois si tu es vraiment fauché et que tu tiens à te la « péter » auprès de tes copines qui ont déjà commandé i-Pad 3.

Comme c’est beau, une salle entière émue en écoutant cette conférence et chacun de découvrir qu’un forfait gratuit se trouvait sous son séant, à la fin de séance.

Propos et analyse du lancement FREE Mobile recueillis à l’issue de la vidéo dans un excès d’humour et de dérision de ma part !

vendredi 26 février 2010

SUR L'ECRAN 22" DE MES NUITS BLANCHES


I-Pad (ça chez nous) I-Pad (de pétard, il me le faut à tous prix)….

Mac ou PC même combat, c’est la guéguerre des « ordi », l’un détient un environnement plutôt bureautique et le quasi monopole des « personal computers » et l’autre le design et des outils plus adaptés aux taches artistiques (musique, dessin)

Il est bien probable que cette petite guerre date de quelques décennies, voire quelques siècles : Guillaume Portail et Etienne Boulot, se chamaillaient déjà sur la façon de graver la pierre dans les grottes de Lascaux. Bien des années plus tard, ils se sont exilés sur le nouveau continent, et après avoir fumé le calumet de la paix (et peut-être la moquette), ils finissent par obtenir la « green card » et ne parlent plus le vieux François, mais l’anglais, s’intègrent et leurs descendants s’appelleront : Gates (Portail) et Jobs (Boulots).

Voilà l’évolution, Guillaume, donc William, donc Bill ouvre les fenêtres sur Windows et Etienne, donc Stéphane, donc Steve croque la pomme et en hommage au film de Gérard Oury, la grande vadrouille, lance Mac Intosh (Big Mustach in the Turkish bath…)… Ah bah « merde alors », comment ça « merde » alors, but you are French !

Oui je sais c’est du n’importe quoi, le délire absolu, un peu comme si je voulais mettre un fichier exe dans une image disk… ou bien que Ségolène Royal faisait du shopping avec Martine Aubry : l’un ou l’une comme l’autre veut arriver au même résultat en passant par un chemin différent et surtout rêve d’être la plus belle icône !

Quoiqu’il en soit, le système est bien en place et l’exploitation est assurée, le « disk Cobol » est lancé, et dans la jungle, terrible jungle, c’est le grand Safari, la chasse au renard de feu est ouverte, un monde où tout n’est pas nickel, c’est « Chrome » qui prend la relève des navigateurs (ohé, ohé Capitaine abandonné…).

Je n’ »Excel » pas dans les jeux de « Words » alors je « pomme X » ici. J’avais pensé faire « pomme Z », mais finalement ce sera « pomme S », tant pis si je suis en « lecture seule » !

Sinon t’as pas un briquet, il reste un bout de moquette…

mercredi 9 juillet 2008

SEX AND NORMANDIE SAISON 2 (la belle saison qui tarde à venir)


La séduction.
C’est comme ça depuis le début …
Toutes les créatures de Dieu cherchent à lui plaire pour obtenir la meilleure place auprès de lui.
Les enfants d’une fratrie veulent aussi avoir la première place auprès de leurs parents. Bien que cette tendance s’inverse : ce sont les parents qui séduisent leurs enfants en les couvrant de cadeaux plus techniques qu’affectifs.

Plaire, séduire, être aimé voilà une quête qui ressemble presque à une campagne électorale.
Etre élu pour penser qu’on a le pouvoir absolu alors qu’on reste prisonnier de ce challenge permanent, de son électorat, ou de nous même.

Il n’y a vraiment pas de différence entre l’élu du peuple, le leader du marché, le chef de service, le délégué de la classe et l’élu du cœur, peut-être seulement la taille des affiches.

Est-ce qu’on aime les autres quand on les supervise, est-ce qu’on aime quelqu’un quand on partage sa vie, son appartement, ses vacances ?
Que nenni, chacun est dans son univers et les intérêts des uns ne sont pas ceux des autres.

La séduction est un rite très étrange dans la faune humaine : regardez-les ces mâles qui déploient leurs attributs de séduction : voiture rutilante, moto ronflante, mobilier High-Tech, matériel I-Phone, I-Pod… aie, aie, t’a vu mon look !
Et ces filles qui se maquillent quand elles ont 15 ans pour en faire 18, et celles qui se fardent quand elles en ont 50 pour en faire 30.

Le jeune mâle sort de sa tanière (la salle de bain) où il a passé 20 minutes à enduire sa crinière de gel, le baggy flottant et tombant presqu’aux genoux, les boutons n’étant que sur le front et le menton, les pantalons ne tiennent pas tellement. De sa bouche sortent des sons bizarres, on dit qu’il chante en anglais ou en yaourt. Il va rejoindre sa meute, une bande de copains. Là il exprime son désarroi, un murmure plaintif : « ouah elle est trop bonne cette meuf, si j’aurais l’âge d’acheter des capotes, je m’la ferai bien. ». Il se console avec sa console, en attendant d’avoir une déesse, il a sa DS. Il se met deux pastilles dans les oreilles et continue à yaourter.

La petite femelle se prépare aussi pour la parade amoureuse, dans la salle de bain. Elle a parfois du mal à rentrer dans son slim, alors elle va chercher un jean bien faisandé qu’elle avait enterré dans la corbeille à linge sale, impeccablement délavé et déchiré, assorti à une tunique savamment froissée tout comme sa chevelure ébouriffée. Elle est prête à rejoindre le troupeau qui s’est entassé dans un repaire appelé 3ème B du Collège Saint-Exupéry. Quand elle n’a plus de pastilles de MP3 dans les oreilles, elle est capable d’échanger quelques bruits qui pourraient être une conversation : « ouah t’a vu la Nouvelle Star à la télé hier soir, c’était trop top. La Star’Ac c’était trop nul, je sais j’ai regardé toutes les émissions ».
Quand un petit mâle glapit quelques mots qui ont l’air drôle (il raconte des idioties), elle glousse et se tortille pour montrer qu’elle n’est pas insensible à son charme d’adolescent cucul la praline.

Les spécimens vont évoluer (enfin, il vont vieillir), ils sont en âge de se reproduire, alors là, ils vont tenter de s’accoupler, ou bien prendre un verre pour commencer… Ils s’entassent dans des endroits sombres, qui sentent les pieds et la sueur vu qu’ils ne peuvent plus fumer dans les discothèques. Des faisceaux lumineux traversent l’immense pièce, ce qu’ils entendaient dans les pastilles est maintenant décuplé, ils sautillent sur place au rythme des vibrations qui passent dans leur corps et un peu à travers les murs de la boite de nuit. Quelques signes montrent qu’il est temps d’arrêter de sautiller, les gouttes de sueur sur le front, les auréoles sous les bras… Ils vont passer à une autre étape : ils vont aller boire un coca (ou autre chose).

Je sais le suspens est à son comble, mais vous aurez la suite (peut être) un peu plus tard.

mercredi 23 avril 2008

SEX AND NORMANDIE (saison des pluies)


SEX AND NORMANDIE SAISON 1
(on dira : la saison des pluies par exemple)

Ceci est une fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé serait purement fortuite, et surtout elles n’auraient vraiment pas de bol !

Angèle, la cinquantaine à peine, restée en stand by sentimental depuis quelques années après une séparation douloureuse et tumultueuse comme la plupart, vient de tomber amoureuse, cette idiote.

Oui, bêtement car malgré son Q.I. qui doit être au dessus de la moyenne, c’est vrai qu’elle est intelligente et si c’est moi qui vous le dit, vous pouvez me croire, sa culture, son raffinement, elle a flashé sur un homme qui n’a rien de commun avec elle. Un homme charmant et simple mais qui est aux antipodes de son monde si toutefois elle en a un.

Peu importe, l’histoire pourrait être belle si ce Jean-François partageait les sentiments d’Angèle.

Il semblerait qu’il soit très convoité, entre une nouvelle adhérente au groupe de randonnées, une parisienne qui doit venir de Fontainebleau : elle a tout d’un gendarme en vadrouille guettant sa proie tel un adjudant chef en faction sur la A13 la veille d’un grand week-end, d’une part, et d’autre part, par une amie qui lui est chère avec qui elle a des affinités et tant de points communs qu’elle pense qu’elle a « kiffé grave » aussi sur ce play-boy qui a dû être blond quand il avait encore des cheveux.

Je ne sais pas ce qu’elles lui trouvent, il n’a rien d’un prince charmant, un peu terrien, un peu lunaire. Il parait qu’il a le regard d’un ange, un ange peut-être mais qui a sa carte vermeille. Ses ailes doivent être un peu frippées. Les Sexa (génaires) deviennent sexy.

Angèle se fiche éperdument de la représentante de la maréchaussée. Elle passera tout doucement devant ce radar fixe et mettra la gomme tout de suite après, et si son éducation ne la retenait pas, elle lui ferait un doigt d’honneur au passage. Bon pour la gendarmette, c’est fait.

Elle est bien plus perturbée et triste de penser qu’elle risque de perdre ses illusions et son amie. Quel est le degré d’amitié entre deux femmes quand elles aiment le même homme ?

Angèle romantique à souhaits et con à la fois s’imagine que le destin, le hasard, ou pourquoi pas le Bon Dieu lui mettra son amoureux dans les bras (en attendant d’être dans de beaux draps).

Avouez qu’elle en tient une couche, elle n’a pas compris qu’il faut se placer, bousculer ce connard de destin, déchirer la page de l’horoscope qui avait prévu une semaine de merde, et un petit coup de latte au passage à la concurrence.

Faut pas croire, Cendrillon aujourd’hui elle ne rencontrerait pas le Prince Charmant, elle ferait le ménage 35 heures par semaine payée au SMIC. Si tu n’es pas balancée comme Julia Roberts et que tu ne travailles pas pour Touchstone Pictures ou la Warner, Pretty Woman, tu restes à faire le tapin !
Voilà pour le destin.

Bon, Angèle réveille toi, tous tes neurones ne te servent à rien, les mecs il ne savent même pas ce que c’est ! Ca leur fait peur, et pire, ça les emmerde. Tu sais ils ne regardent jamais le cerveau, ça se saurait. Si tu n’as pas en réserve toutes ces hormones femelles qui intéressent nos compagnons à deux pattes et que tu ne marques pas ton territoire, tu peux aller te rhabiller. Enfin, tu peux surtout rester habillée, et dans ton vieux pyjama troué style Bridget Jones, sans même passer par la case Hugh Grant.

Fin du premier portrait du premier chapitre du premier épisode…
dont tout le monde se fiche éperdument.

mardi 15 avril 2008

SEX AND NORMANDIE

Et si pour quelques lignes je me prenais pour Carrie Bradshaw…
Je ne parlerai pas des caprices du Président, arrêtons d’en faire tout un fromage. Et pourtant il pourrait peut être répondre à nos questions, et plus précisément à cette question : faut-il trouver l’âme sœur à tout prix ?
Les femmes sont devenues indépendantes et difficiles, mais eux aussi les hommes sont difficiles.
Il faudrait qu’il soit intelligent, mais pas trop sinon on risque de ne pas le comprendre. Pas trop idiot non plus, sinon on sera obligé de remettre le son de la télé qui nous a si longtemps tenu compagnie tout au long de ce raid dans le désert, si je puis dire, qui dure depuis quelques années.
Carrie et ses amies sont perturbées par la sexualité. Elles picorent dans tous les plats sans pouvoir se décider et choisir celui qui sera la cerise sur le gâteau sans les rendre malades.
Moi qui suis une quinquado, j’ai l’impression d’être à un rond-point où je vois évoluer toutes ces générations en pensant que je n’en ai jamais fait partie : les 20/30 ans qui devraient avoir tout pour être heureux, mais qui ont l’air de porter un fardeau qui les empêche d’avancer, les 30/40 ans courent dans leurs Addidas trop neuves et trop blanches après la vie, l’inconnu qui se profile sur Meetic, les 40/50 ans devenues en principe plus sages gardent la tête sur les épaules et se méfient de tout ce qui pourrait leur faire perdre.
Mais en fait dans la vraie vie, enfin celle d’ici en Basse Normandie, bien loin de Manhatthan, ce qui nous préoccupe tout juste après être redescendues du nuage dès le lendemain d’une belle rencontre, c’est sans doute de savoir qui paiera l’addition. Dans un premier temps, au sens propre, car les hommes d’un bout de notre vie, seraient devenus sinon dépourvus d’éducation et de galanterie, un tantinet radin ou pire, fauché !
Dans un deuxième temps, le ciel devient moins bleu, et dès que le compte bancaire est dans le rouge, il a beau nous prendre dans ses bras, on ne voit plus la vie en rose…
Mais entre le moment où l’on gonfle le forfait de son portable et le moment où les appels deviennent gonflants (mon cœur mon amour, non c’est toi qui raccroche…), l’époque où il allait lui décrocher la lune et celle où il ne lui changerait même plus une ampoule dans la cuisine, le parcours est toujours un peu le même : il s’en dégage de l’adrénaline, des phéromones, des effluves d’Yves Saint-Laurent ou de Jean-Paul Gaultier jusqu’au jour où la fatale chaussette en boule, sale et odorante au demeurant, n’a pas su rejoindre l’autre tue l’amour dans la corbeille de linges sales dans la salle de bain où le Shower Power à côté du shampooing anti pelliculaire (parce qu’il le faut bien), a détrôné le ravissant flacon de parfum d’une Saint-Valentin acheté avec une carte Pass, et depuis longtemps dépassée. Révolu le révolving, et le temps de la séduction. Le temps où l’on rit d’un rien, où l’on se regarde avec un air idiot. Ca doit être bien d’être idiot de temps en temps !

Les "quiquados"


Les « quinquados »

Un quinquado c’est un quinquagénaire qui est resté adolescent.
Il est né dans les années 50/60. Tout juste après la Phosphatine 2ème âge, il a connu le nouveau franc à l’aube de la Vème République.

De la rock’n roll attitude au Pop’art il a vécu son âge tendre et tête de bois avec des fleurs dans les cheveux en hommage à ceux qui étaient au Vietnam et qui auraient préféré avoir la fleur au fusil.

La révolte des ouvriers est devenue celle des étudiants : mai 68 a jeté au panier les préjugés des plus coincés et les soutien gorges des frustrées…

On ne sait pourquoi, on a désormais tous quelques choses en nous d’un soixante-huitard.

On continue à tutoyer tout camarade potentiel dès que l’on rentre dans une communauté en signe de ralliement professionnel, sportif, politique ou tout autre raison dès que l’on partage ne serait-ce que l’espace d’un instant les mêmes passions, les mêmes douleurs, la même rue, le même trip ….

Dans les années 80, «les pauvres Totos 30 ans » commencent à avoir des problèmes de pétard, je parle évidemment de celui qu’ils ont du mal à faire rentrer dans leur pantalon de cuir, qu’aurait du chien sans le faire exprès. Mary Quant peut bien aller se rhabiller, sa mini-jupe est oubliée depuis longtemps, et puis quand on a de la fièvre le samedi soir il vaut mieux se couvrir.

Dix ans plus tard, le quadra reste toujours à l’écoute des courants musicaux, et s’éclate encore comme s’il avait 18 ans, en évitant toutefois quelques figures de street dance, le hip hop c’est pas top pour l’arthrose naissante.

Enfin le quinqua évolue aujourd’hui à l’ère de la communication, il jouit entre autre de toutes ses facultés, et de la technologie qui a transformé notre vie, nos bureaux, nos salons, nos habitudes.
Comment vit-il l’Euro et l’Europe ? Pour le premier c’est un peu comme s’il prenait une seconde langue et ne peut pas s’empêcher de traduire mot à mot, pour la seconde, c’est comme s’il devait quitter le lycée pour la fac ou une grande école : il va devoir envisager de laisser derrière lui son univers bien rassurant et regarder l’avenir en face pour devenir grand. Vous voyez bien qu’il reste un éternel adolescent.
Regardez-le faire son jogging pour étrenner ses nouvelles Nike, avec son allure de teenager et son sac à dos, il en a fait du chemin du microsillon au microprocesseur.

Je me suis laissée dire que certains faisaient des blogs !